Dijon : un parc diagnostiqué ancien, dominé par les étiquettes C et D
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 58 990 diagnostics enregistrés à Dijon, sans correspondre à autant de logements uniques. Les classes C et D dominent cette photographie, tandis que les étiquettes F et G représentent ensemble 9,2 % des diagnostics.

À Dijon, 58 990 diagnostics révèlent un bâti ancien et une majorité de C et D
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Dijon |
|---|---|
| A | 622 |
| B | 3 893 |
| C | 22 634 |
| D | 17 364 |
| E | 9 024 |
| F | 3 468 |
| G | 1 985 |
À Dijon, la photographie publiée ce 24 septembre 2026 met en regard deux caractéristiques du parc diagnostiqué : des étiquettes énergétiques principalement situées en C et D, et un bâti largement antérieur à 1975. Cette actualité repose sur la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre 2026, et non sur un événement municipal. Le périmètre local rassemble 58 990 diagnostics enregistrés. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, l’intérêt est de situer un bien dans ce paysage chiffré, sans confondre la situation moyenne du corpus avec les caractéristiques d’une maison ou d’un appartement en particulier.
Le périmètre correspond à Dijon, en Côte-d’Or, identifié par le code INSEE 21231. La population communale de référence dans le jeu local est de 161 830 habitants. Ce nombre apporte un repère territorial, mais ne constitue pas un dénominateur permettant de mesurer la couverture des logements par les diagnostics. Surtout, un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Les 58 990 enregistrements ne désignent donc pas 58 990 logements uniques. Cette distinction vaut pour tous les effectifs par étiquette : ils décrivent les diagnostics présents dans l’extraction, pas un décompte dédoublonné des biens de la commune ni un inventaire exhaustif de son parc.
C et D dominent, mais la classe E mérite une lecture distincte
La classe C constitue le premier groupe du corpus, avec 22 634 diagnostics, soit 38,4 % des enregistrements. Elle précède la classe D, qui en rassemble 17 364, soit 29,4 %. Le profil dijonnais ne se résume donc pas aux seules étiquettes F et G. À l’autre extrémité de la distribution, la classe A compte 622 diagnostics, soit 1,1 %, et la classe B en compte 3 893, soit 6,6 %. Cette répartition permet de replacer une étiquette individuelle dans l’ensemble observé. Elle ne démontre toutefois ni qu’un bien est comparable aux autres sur tous les plans, ni que sa valeur de vente découle de son classement énergétique.
La classe E occupe une place spécifique : 9 024 diagnostics, soit 15,3 % des enregistrements. Son poids est supérieur à celui des classes F et G réunies, qui totalisent 5 453 diagnostics et 9,2 %. Dans le détail, F représente 3 468 diagnostics, soit 5,9 %, et G en représente 1 985, soit 3,4 %. Pour lire correctement cette photographie, il faut conserver ces catégories séparées : elles n’ont pas les mêmes échéances au regard du critère de décence énergétique. Les regrouper sous une seule expression ferait perdre une information utile aux bailleurs, mais aussi aux vendeurs et aux acquéreurs concernés par le champ de l’audit énergétique réglementaire.
- Classes A et B : respectivement 622 et 3 893 diagnostics enregistrés, soit 1,1 % et 6,6 %.
- Classes C et D : respectivement 22 634 et 17 364 diagnostics enregistrés, soit 38,4 % et 29,4 %.
- Classe E : 9 024 diagnostics enregistrés, soit 15,3 %.
- Classes F et G : respectivement 3 468 et 1 985 diagnostics enregistrés ; ensemble, 5 453 diagnostics, soit 9,2 %.
Un bâti ancien dont l’âge ne suffit pas à expliquer l’étiquette
L’ancienneté constitue un autre trait marquant du profil local. La période 1948-1974 est dominante, avec 35,8 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs fournis situent à 26,8 % la part du bâti antérieur à 1949, à 62,6 % celle du bâti antérieur à 1975, et à 85,1 % celle des périodes antérieures à 2001. Ces repères décrivent la profondeur historique du bâti observé, mais ils ne doivent pas être additionnés : les seuils « antérieur à » recouvrent des ensembles emboîtés. De même, la période dominante et le seuil de 1949 ne forment pas deux catégories strictement séparées. Leur lecture exige de respecter les bornes indiquées.
L’association, dans une même photographie, d’un bâti ancien et d’une distribution énergétique ne prouve pas que l’âge explique à lui seul le classement. Les faits disponibles ne donnent pas le croisement entre période de construction et étiquette. Il est donc impossible d’attribuer une part précise des F ou des G aux bâtiments de 1948-1974, ou d’affirmer que les biens plus anciens sont systématiquement moins bien classés. Pour un vendeur ou un acquéreur, ces chiffres fournissent un contexte local, pas une étiquette présumée. L’information à retenir est la coexistence de deux constats : une ancienneté importante dans le corpus et une prédominance des diagnostics C et D.
À Dijon, 7,8 % de maisons et 53 m² de surface médiane : deux repères distincts
Les maisons individuelles représentent 7,8 % dans les données fournies, tandis que la surface médiane est de 53 m². Ces deux indicateurs éclairent la composition du corpus sans permettre de décrire chaque bien. Une surface médiane n’est ni une surface moyenne ni la superficie d’un logement type qui réunirait toutes les caractéristiques locales. Rien dans les chiffres disponibles ne permet, par exemple, d’attribuer les 53 m² aux seules maisons individuelles ou aux seuls diagnostics classés C. Pour une comparaison utile, le lecteur doit donc conserver la nature de chaque mesure : une proportion pour les maisons, une valeur centrale de distribution pour la surface, et des effectifs pour les étiquettes.
La consommation médiane s’établit à 209 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 925 €. Le chauffage principal mis en avant dans l’extraction est le gaz naturel, avec 25 841 diagnostics. Ces informations donnent des repères énergétiques complémentaires, sans constituer le portrait d’un même logement. Il serait notamment trompeur de présenter 925 € comme la facture attendue de tout bien de 53 m², ou comme une dépense garantie pour un acquéreur. Le coût est ici une estimation médiane. Les données ne fournissent pas davantage de croisement permettant de relier les diagnostics chauffés au gaz à une classe énergétique ou à une période de construction précise.
À Dijon, nouveaux baux : G exclu depuis 2025, échéances F en 2028 et E en 2034
Pour les bailleurs, la lecture des étiquettes prend un sens concret au regard du calendrier fourni. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. À la date de cette analyse, il faut donc distinguer une règle déjà applicable aux nouveaux baux pour G et des échéances prévues pour F et E. La photographie dijonnaise éclaire le poids de ces catégories dans les diagnostics, mais elle ne mesure pas le nombre de locations directement concernées.
Les 1 985 diagnostics G ne peuvent ainsi pas être présentés comme autant de logements proposés à un nouveau bail. Le corpus fourni ne précise pas lesquels correspondent à des biens loués, occupés par leur propriétaire ou engagés dans une vente, et il peut comporter plusieurs enregistrements pour un même logement. Cette limite s’applique également aux 3 468 diagnostics F et aux 9 024 diagnostics E. L’enjeu local est néanmoins lisible : se concentrer uniquement sur G laisserait de côté deux catégories visées par le calendrier annoncé, dont une classe E nettement plus représentée. Pour situer un dossier, l’étiquette du bien et l’échéance correspondante restent deux informations à distinguer du volume communal.
- G : le critère de décence énergétique n’est plus satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
- F : l’échéance prévue au titre de ce calendrier est 2028.
- E : l’échéance prévue au titre de ce calendrier est 2034.
Pour vendre ou acheter, un audit dont le champ doit rester précis
Sur le volet de la vente, les faits fournis placent l’audit énergétique réglementaire dans un champ défini : les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. L’intégration de la classe E s’applique depuis le 1er janvier 2025. Il ne faut donc pas transformer cette règle en obligation indifférenciée attachée à tous les diagnostics E, F ou G du corpus. La catégorie de bien compte autant que son étiquette pour décrire le périmètre concerné. Pour les vendeurs et les acquéreurs, cette distinction permet de séparer la répartition énergétique générale de Dijon du cadre applicable à une vente donnée.
La part de 7,8 % de maisons individuelles ne permet pas de calculer directement le nombre de ventes relevant de cet audit. Il manque notamment le croisement entre type de bien et classement énergétique, ainsi qu’un décompte de logements uniques et de transactions. La base de diagnostics ne fournit pas non plus un effectif d’immeubles en monopropriété concernés. Appliquer mécaniquement le poids des E, F et G à celui des maisons produirait donc une estimation non étayée. L’apport concret de la mise à jour est ailleurs : elle rappelle le poids de la classe E et la nécessité de ne pas limiter la lecture de l’audit aux seules classes F et G.
Cinq secteurs analysés, sans classement local de performance ou de risque
Le périmètre d’analyse mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : Monge, Jean-Jacques Rousseau, Cordeliers, Voltaire et York. Leur présence indique une lecture territorialisée, mais les faits transmis ne détaillent ni leurs effectifs de diagnostics ni leur distribution énergétique. Aucun classement entre ces secteurs ne peut donc être établi ici. Il serait tout aussi infondé d’y répartir les 5 453 diagnostics F et G au prorata, ou d’affecter la consommation médiane communale à chacun. Pour un acquéreur qui s’intéresse à l’un de ces secteurs, l’information disponible reste celle d’un périmètre analysé, non celle d’une performance énergétique démontrée à cette échelle ni d’un résultat propre à une adresse.
Les informations Géorisques recensent cinq familles : inondation, mouvement de terrain, risque industriel, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon est indiqué à 1, tandis que la zone sismique est non renseignée. Ces éléments doivent être présentés séparément des étiquettes énergétiques : les données fournies n’établissent aucun lien entre ces risques et les classes du diagnostic. Elles ne permettent pas non plus d’attribuer une exposition identique à tous les biens dijonnais ou aux cinq secteurs cités. Enfin, une zone sismique non renseignée signifie une information absente dans les faits disponibles ; elle ne doit pas être reformulée comme une absence de risque sismique.
- Secteurs analysés : Monge, Jean-Jacques Rousseau, Cordeliers, Voltaire et York, sans résultats chiffrés détaillés fournis par secteur.
- Familles recensées par Géorisques : inondation, mouvement de terrain, risque industriel, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses.
- Autres indications disponibles : potentiel radon de 1 ; zone sismique non renseignée.
À Dijon, le taux de 9,2 % de diagnostics F et G ne se recalcule pas sur les arrondis
La méthode de lecture repose sur le respect des unités et des périmètres. Les effectifs énergétiques portent sur des diagnostics enregistrés ; la période dominante est donnée pour le corpus géolocalisé ; les médianes résument des distributions sans décrire un bien unique. Les pourcentages sont repris avec la précision fournie, notamment le taux agrégé de 9,2 % pour F et G. Il n’y a pas lieu de le remplacer par l’addition des deux pourcentages de classe déjà arrondis. Cette prudence de présentation évite de créer des écarts artificiels et garde à chaque indicateur sa signification, sans donner à la photographie locale une précision supérieure à celle des faits disponibles.
Enfin, cette extraction ne suffit pas à démontrer une amélioration ou une dégradation du parc diagnostiqué : aucune série antérieure comparable n’est fournie. L’actualité du 24 septembre 2026 est donc une mise à jour de la photographie, pas l’annonce d’une tendance mesurée. Son enseignement propre à Dijon tient à la combinaison d’un corpus dominé par C et D, d’une ancienneté marquée et d’une classe E plus représentée que F et G réunies. Vendeurs, bailleurs et acquéreurs disposent ainsi de repères distincts pour lire les enjeux de vente, de location et d’énergie, sans en déduire un prix, un délai de transaction ou la situation précise d’un logement.
Questions fréquentes
Les 58 990 diagnostics correspondent-ils à 58 990 logements dijonnais ?
Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés dans le périmètre local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois ; les données fournies ne donnent pas le nombre de logements uniques.
Quelle place occupent les classes E, F et G à Dijon ?
La classe E représente 9 024 diagnostics, soit 15,3 %. Les classes F et G réunissent 5 453 diagnostics, soit 9,2 %. Ces parts décrivent les enregistrements, pas une proportion établie de logements uniques.
Quelles ventes entrent dans le champ de l’audit énergétique indiqué ?
L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025.